Au théâtre Suçoir : la dernière de Lana Fever Imprimer
Ricky Mancini et Lana Fever, qui ont depuis arrêté le porno, ont décidé de clôturer leur carrière en beauté en participant à nouveau au spectacle donné chaque mois au Théâtre Suçoir. Nous ne pouvions louper cette dernière.

Je l’avoue, j’avais une petite appréhension à l’idée de me rendre au désormais fameux Théâtre Suçoir, ne remettant certes pas en cause le professionnalisme, le sérieux des intervenants et du tenancier, mais craignant une population essentiellement masculine proche du glauque. Ma surprise n’en donc fut que plus grande.

Passé l’excellent accueil de Jean-Luc, créateur du concept et big boss du théâtre, qui nous présente la soirée comme il le fait à chaque nouvel invité, nous pénétrons dans une antre où nous sont proposés petits fours, coupes de champagne, et, plus original, assiette de couscous fait maison ! A l’intérieure, la population y est variée, composée aussi bien de femmes (actrices x ou non) que d’hommes, certains venant en couple. Dans une ambiance festive, ça discute, rigole, plaisante, se tape des accolades - honnêtement je m’attendais à autre chose, quelque chose de sans doute un peu plus froid entre gens timides et honteux qui n’osent se regarder.

Dans la salle, on repère rapidement les connues Lula Boobs, Samantha Ford, Margot, Samia Cristal, accompagnées de leur chevalier servant le bien nommé Flesh. On notera également la présence de Joey Starr (ex du groupe NTM), et celle de Clarissa Rivière, auteure d’un grand nombre de nouvelles publiées (notamment) chez La Musardine, venue s’encanailler au premier rang.

22H30, les lumières s’éteignent. Arrivent alors deux beautés, j’ai nommé Lana Fever et Dixie Valens, qui montent sur scène, s’embrassent, se déshabillent doucement, lancent des regards au public, se tripotent, se lèchent, s’enfoncent un puis plusieurs doigts dans la chatte… Ouais, c’est du porno, du bon gros porno qui tache. Ricky Mancini, bite à la main, les rejoint et on mesure alors le grand professionnalisme de l’acteur, concentré sur son membre et ses deux magnifiques partenaires, capable de tenir son érection durant les trente minutes qui suivent malgré le public qui les scrute et la caméra qui les filme.

Levrette, face cam, pipes, cuni, éjaculation mammaire, on aura droit à tout comme dans un bon vieux porno, le principe étant, rappelons-le, justement d’en tourner un sous nos yeux ébahis.

Ne pouvant rester tard (le bar reste ouvert jusqu’à 3 heures du matin), j’ai dû m’éclipser à la fin du spectacle, non sans avoir félicité Jean-Luc pour son organisation impeccable. Je le répète, je ne partais pas forcément convaincu, je le suis maintenant par le spectacle auquel j’ai assisté. Chapeau aux artistes et à toute l’équipe !