Insatiable Imprimer
Pays : Etats-Unis
Année : 1980
Durée : 73 minutes

RĂ©alisation : Michael Ninn
Interprétation : Marilyn Chambers, John Holmes, Serena, John Leslie


Synopsis : Sandra Chase, un top américain riche et célèbre, est troublée par des flashbacks sexuels intenses. Elle se rend à Londres sur le tournage d’un film et se confesse à son entourage dans l’espoir de trouver un remède à ses phantasmes récurrents.

Notre avis : Encore... Encore !
Par Anthony S.

Nanti d’un budget impressionnant qui en faisait à l’époque le troisième de toute l’Histoire du porno, Insatiable étale ses dollars à l’écran dès les premiers plans (vues d’hélicoptère, décors immenses, casting hors de prix…). Si son propos résolument intimiste peut donc surprendre au vue de ce faramineux budget, Insatiable a surtout pour lui la présence inestimable de celle qui peut sans mal concourir au titre de plus grande star du X de tous les temps : la délicieuse Marilyn Chambers, qui revenait au genre après quelques années d’égarement et un passage chez Cronenberg (le film d’horreur Rage). Définitivement retirée du monde de la publicité pour lessive, comme l’atteste le savoureux clin d’œil qu’elle fait à Ivory Snow dans la première scène, Marilyn Chambers confirmait ici son statut de star planétaire et inoxydable, grâce à ce personnage de femme aux désirs perpétuellement insatisfaits.

D’histoire il n’y a pas, il s’agit ici plutôt de scènes et flashbacks qui illustrent l’incroyable penchant sexuel de l’actrice depuis son dépucelage tardif à coups de biffles par le jardinier sur le billard de papa, belle et excitante scène au demeurant. On passe donc rapidement sur le scénario, en lui-même peu intéressant et rarement surprenant (tout au plus parvient-il à sortir de ses propres ornières pour une amusante scène de fellation champêtre), pour s’attarder plus longuement sur ses incroyables scènes de sexe. Et bien entendu, à ce jeu, c’est la dernière qui rafle tous les suffrages, puisque la belle s’y fait atomiser l’anus par rien moins que John Holmes, fameux Mister 35cm (réputation d’ailleurs totalement usurpée, cette scène le confirme une fois de plus) ayant inspiré le récent Boogie Nights. Las, malgré son engin disproportionné, Holmes ne parvient même pas à satisfaire cet insatiable appétit puisque le film, étrange et imparfait, se clôt par une supplique de l’actrice : « more… more ».



Notre avis :
Par Anthony S.

Comme pour les précédentes éditions Wild Side de L’Âge d’or du porno, Insatiable est accompagné d’un documentaire excellent dont la concision ne fait que renforcer la pertinence. En 26 minutes, Lust in Tranced Elation donne la parole aux acteurs Serena, Richard Pacheco, Ron Jeremy, au chef éclairagiste Ernie Roebuck, à l'historien du X Bill Margold... Ceux-ci reviennent sur le tournage et son budget, et plus particulièrement sur la rencontre entre John Holmes et Marilyn Chambers. A ce sujet, Ernie Roebuck révèle que les meilleurs plans de la scène finale n’ont malheureusement pas été conservés dans le montage final, à son grand désespoir. Le légendaire Ron Jeremy évoque pour sa part ses souvenirs du tournage de Coed Fever (également édité par Wild Side dans la même collection), tourné quelques semaines plus tard dans les décors de Insatiable.